Je me sens lentement mais sûrement glissé vers le bac.. Le pire c'es que je n'appréhende même pas: Je sais que je vais me planter. Je révise vaguement mon français histoire de faire plaisir à papa maman mais le coeur n'y est pas. C'est cruel de faire passer les exams au moi de juin, limite sadique même! Et pour m'achever scolairement, le bulletin qui arrive avec ses surprises... plutôt mauvaises dans l'ensemble. Alors pourquoi m'ont-ils admis SANS contrat en terminal S, section européenne, spécialité Physique-Chimie (où j'excèle puisque j'ai 9,6 de moyenne ce trimestre-ci)? Ils se sont mis d'accord pour faire criser mes parents, c'est un complot, je le sais! J'ai reçu ce bulletin le jour de la Saint Antoine de Padoue (ouais t'as oublié, c'était le 13 juin, j't'en veux pas), c'était donc ma fête, et c'est le cas de le dire... Je me suis fait tué par mother qui s'est mise à jouer les madame Irma, voyante de mère en fille: Je serais donc balayeur, je finirais toutes mes fins de moi à Emmaüs, et mon passe-temps favoris sera de faire les poubelles... (heureusement y aura nos moments mojito & tiramisu & piscine =p) Une vie super chouette en perspective donc... Enfin, la phrase qui tue de mon père, sur un ton grave: "Faudrait envisager le redoublement". Ok c'est vrai, ça me ferait un bon dossier. Mais étant donné que je vais recevoir des cours pendant les vacances, que j'ai été admis sans contrat, et que mes deux premiers bulletins ne sont pas non plus catastrophiques, je pense avoir ma place dans cette Terminale S qui me tend les bras =( Un grand débat s'est donc instauré au sein de la famille: Ce putain de Glandeur fini qu'est notre fils va-t-il faire un premier trimestre de term' excellent pour constituer un dossier à peu près potable ? Beh y a interêt... Je ne sais donc pas ce qui adviendra de ma personne à la rentrée... Mais j'espère quand même pas me taper une année supplémentaire à Jean Zay city -_-' (C'est décidé, je deviens fou au bout de ma troisième année). Bref, comme vous pouvez le constater, ça va pas fort scolairement...
Maintenant un autre sujet, qui nous concerne tous. Comme vous le savez, dans un an ou deux, et même cette année pour certain(e)s, Vous quitterez le lycée. Avec joie, soulagement, nostalgie, désespoir, gaieté, mélancolie, assurance mais surtout vers un avenir. Votre vie bascule à ce moment précis, vous n'avez pas envie de quitter le petit lit douillet qui vous accueille depuis 18 ans, mais pour rejoindre telle fac, telle école ou telle prépa, vous devrez sûrement partir, vous en êtes même tout émoustillés à l'idée de quitter ce cocon familiale, à l'idée de cette indépendance qui vous accueille à bras ouvert, à l'idée de construire votre chez-vous ! Nan sérieusement ça va être terrible, tous les soirs, faire ce que tu veux! Ah ouais mais t'auras pas tes potes d'enfance pour faire la fête... Tant pis tu te feras de nouveaux potes à la fac. Puis tu rentreras souvent le week end, tu reviendras voir tes potes, ta famille, ta copine peut être, et là vous pourrez vous éclater! Sauf qu'à bientot 1¤50 le litre d'essence, trois heures de route et tes nouveaux potes qui sont en train de se la mettre correct au campus pendant que t'enquilleras six heures de route et que tu seras complètement crevé en rentrant, c'est pas ça qui aide à se motiver... Mais tant pis y a les vacances! Quoique vu que ta copine t'a largué pour un autre, et que par desespoir t'as rempilé pour au moins un an avec ton dernier coup de foudre, tu décides de passer les vacances avec elle. Mais vous inquiétez pas, j'suis là aux grandes vacances! Ah beh mince, tout le monde est parti lui aussi? ... Malheureusement j'ai caricaturé mais pas tant que ça. C'est l'expérience qui parle, j'aimerais tant garder contact avec vous tous, mais quand je vous entends parler de tous partir loin, que je me rends compte que je n'ai pas de nouvelles depuis six mois de ceux qui sont déjà partis, qu'à chaque lendemain de soirée je me rends compte que ça va être notre dernière année ensemble... Vous commencerez à réaliser que ce que je dis est vrai quand vous posterez vos premières demandes d'inscription, que vous irez acheter votre canapé pour votre nouvel appart' ou encore que vous lancerez une annonce pour un coloc'. Et là vous repenserez à tous ces moments, en vous parlant comme à un vieux "si j'avais su" (moi le premier). Vous appréhendrez vos soirées en solitaire dans votre appart, si c'est pas votre colloc' qui sombrera dans la déprime. Vous aimerez bien pouvoir retourner sur Orléans, revoir du monde, mais à quoi bon? Tout le monde est parti, vous a oublié, et a reconstruit une nouvelle vie... FAUX car chacun à ses moments de mélancolie, repense à ses amis d'enfance, c'est impossible de rayer le passé comme ça! Vous ne serez pas seuls dans vos pensées nostalgiques et il ne sera pas interdit d'envoyer un mail ou deux histoire de prendre des nouvelles d'un vieux copain. Même après six mois de silence radio, ça fait toujours plaisir! Désolé de vous plonger dans la réalité aussi violemment mais la rupture sera aussi terrible que fatale. Commencez déjà à bien profiter de cette terminale qui annonce la finalité de ce qui était votre "première vie". Rien que le nom de la classe évoque cette fatalité qui nous attend tous (ou pas). Rien qu'avec un déménagement je me suis rendu compte ô combien une amitié fragile ne survivait pas à la distance. Un point positif: ça vous permettra de faire le tri entre vos dits amis et vos véritables amis, qui ne vous oublieront jamais eux. En tout cas vous êtes prévenus, la terminale signe le premier chapitre de votre vie.
C'est pourquoi je vous propose de signer maintenant, de vous engager à ne pas perdre contact. J'aime trop mes amis pour me faire à l'idée de les perdre assui bêtement. Après la famille, c'est ce qui compte le plus pour moi. Car après tout, mes plus beaux moments vous appartiennent également. Ma vie a été détruite une fois, je suis prêt à une deuxième fois mais je préfèrerais limiter les dégats. Ce n'est pas comme une promesse amoureuse, volatile et sans valeur, à laquelle plus personne n'ose croire. C'est beaucoup plus. Avec l'expérience, est-ce que quelqu'un ici peut me dire qu'il n'a jamais eu envie de rester avec ses amis, de ne pas rentrer chez lui? Est-ce que quelqu'un ici n'a jamais osé penser vivre avec ses amis? Est-ce que quelqu'un ici serait capable de se priver de ce cercle précieux que chacun s'est constitué et qui nous entoure au quotidien? Je ne crois pas en vérité... " L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible. " Tahar Ben Jelloun Eloge de l'amitié. J'adore. Bon beh puis pour conclure au niveau sentimentale, célibataire depuis 4 mois, je m'en porte pas plus mal, j'kiff mes soirées entre pote et voila, je plane un peu comme dirait ma cousine bien aimée =D Et puis p'tit message de fin à Nico mon cousin: Je t'aime, trop content de te revoir... Bref je vous "kiff a defon la secai mes potos" =p tous autant que vous êtes je ne vous oublirai Jamais! (hein FLo et Sarah, JAMAIS, vous entendez =p)
En réponse à mon amie Mireille, A chaque situation sa citation =)

